Une idée pour lutter contre le déficit de la sécu et des hopitaux : laisser mourir les personnes âgées de faim et de soif au nom du principe d’humanité

Publié le par veni creator

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6 médecins Anglais ont récemment écrit au journal « theTélégraph » pour dénoncer la mise à mort abusive de personnes âgées   abandonnées volontairement  sans soins ni nourriture: l'objectif étant  de réduire les coûts hospitalier, et libérer des lits à des malades jugés soignables.

http://www.telegraph.co.uk/health/healthnews/9385674/Hospitals-letting-patients-die-to-save-money.html# .

 

L’Angleterre est un pays Moderne dont la France mériterait sûrement de s’inspirer un peu plus: là bas les personnes en fin de vie ont droit à recevoir compassion et respect de leur dignité jusqu’au bout !

 

Le législateur Anglais a eu le courage de créer mieux que la loi Léonetti :  le parcours de soins « Liverpool ». Celui-ci autorise les médecins à ne plus nourrir, hydrater et soigner les personnes considérées comme incurables et proche de la mort afin de leur permettre « de finir dignement leur vie…. » .


Ce sont des dizaines de milliers de patients atteints de maladies incurables, qui sont abandonnées dans des « death pathway », un  « chemin de la mort » ou « une voie de la mort" pour qu'ils puissent « partir » sans acharnement.

 

Aucun rapport avec les sinistres "couloirs de la mort" Américains : les couloirs de la mort sont des lieux où des prisonniers condamnés à mort attendent leur exécution , alors que dans le « chemin de la mort », les personnes ne sont pas  condamnées par la justice, juste par la médecine, excusez du peu !

 

Le législateur a pensé à tout puisque les personnes jugées incurables ont même le droit d'être placées sous sédatifs jusqu'à ce qu'elles meurent. 

 

Bien sûr les personnes doivent être d'accord, c'est fondamental! Comme il n’est pas simple d’obtenir le consentement éclairé de personnes considérées comme des légumes, l’absence d’une carte expliquant qu’on ne veut pas être mis sur cette "voie" suffira à considérer la personne comme consentante.

 

 

Le Daily Telegraph rapporte ainsi que le nombre de personnes mises sur la « voie » a doublé en seulement deux ans.

 

Dans un contexte de crise économique grave, et de politique de réduction des coûts, de plus en plus de personnes dénoncent une manière relativement efficace de libérer des lits de malades âgés qui coûtent chers à la société.

 

La loi est pourtant sensée tout prévoir: le ministère a beau rappeller que  la décision d'utiliser la "voie de la mort" doit associer les patients et membres de la famille, et que l'état du patient doit être étroitement surveillé, le très sérieux «  Royal College of Physicians » affirme que près de la moitié des familles ne sont pas informées de la décision de mettre un parent sur la « voie » .

 

Mais bon rassurons nous, le « département de la santé » a encore répété récemment que les personnes ont quand même droit, à la fin de leur vie « à des soins de hautes qualités, compatissants et dignes » .

 

 

Les Français  ne sont pas comme les Anglais, tout le monde le sait. La future loi encadrant "l'aide à partir dans la dignité" ne permettra pas de telles dérives, car elle rappellera en préalable que la vie doit être protégée jusqu'au bout et que les personnes ont le droit  à des soins de  qualités, compatissants et respectant leur dignité; et puis le projet du président "n'a rien  à voir avec l'euthanasie" , c'est notre premier ministre qui l'a dit.

 

En Belgique non plus, on ne parle pas d'euthanasie, mais "d'interruption volontaire de vieillesse!".


 

Dormez en paix, les enfants, l'état veille sur votre bonheur!


La légalisation de l’euthanasie ne coûtera non seulement pas un centime à l'Etat, mais pourrait même « permettre des économies à la Sécurité sociale » André Comte-Sponville 

 

l’euthanasie sera « l’un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure », Jacques Attali

 

Pour les amateurs: l'article original.

Hospitals 'letting patients die to save money’

Hospitals may be depriving elderly patients of food and drink to hasten their deaths as part of cost-cutting measures to free up bed space, leading doctors warn.

 

By Stephen Adams, Medical Correspondent

11:06PM BST 08 Jul 2012

Tens of thousands of patients with terminal illnesses are placed on a “death pathway” to help end their lives every year. However, in a letter to The Daily Telegraph, six doctors warn that hospitals may be using the controversial scheme to reduce strain on hospital resources.

Supporters of the Liverpool Care Pathway, which allows medical staff to withhold fluid and drugs in a patient’s final days, claim it is the kindest way of letting them slip away. But the experts say in their letter that natural deaths are often freer of pain and distress.

Informed consent is not always being sought by doctors, who fail to ask patients about their wishes while they are still in control of their faculties, warn the six. This has led to an increase in patients carrying cards informing doctors that they do not wish to be put on the pathway in the last few days of their lives.

The six doctors are experts in elderly care and wrote the letter in conjunction with the Medical Ethics Alliance, a Christian medical organisation. They say that many members of the public have contacted them with examples of inappropriate use of the pathway, which is implemented in up to 29 per cent of hospital deaths.

They warn that there is no “scientific way of diagnosing imminent death.” They write: “It is essentially a prediction, and it is possible that other considerations may come into reaching such a decision, not excluding the availability of resources.”

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The Liverpool Care Pathway, so called because it was developed at the Royal Liverpool Hospital in the 1990s, aims to ensure that patients who are close to death can die without being subjected to unnecessary interference by staff. In addition to the withdrawal of fluid and medication, patients can be placed on sedation until they die.

Dr Gillian Craig, a retired geriatrician and former vice-chairman of the Medical Ethics Alliance, is one of the six signatories to The Daily Telegraph letter.

“If you are cynical about it, as I am, you can see it as a cost-cutting measure, if you don’t want your beds to be filled with old people,” she said. She advised that those who did not want to be put on the pathway should carry cards made by Dr Rosalind Bearcroft, a consultant psychiatrist from Kent, and another signatory.

Last year The Daily Telegraph reported that the numbers being put on the pathway had doubled in just two years, with tens of thousands of patients now involved. But up to half of families are not being informed of clinicians’ decision to put a relative on the pathway, the report by the Royal College of Physicians found. Advocates point out that the Liverpool Care Pathway has been approved by the National Institute for Health and Clinical Excellence (Nice) and is backed by the Department of Health.

A Department of Health spokesperson said: "People coming to the end of their lives should have a right to high quality, compassionate and dignified care.

"The Liverpool Care Pathway (LCP) is not about saving money. It is an established and respected tool that is recommended by NICE and has overwhelming support from clinicians at home and abroad.

"The decision to use the pathway should involve patients and family members, and a patient's condition should be closely monitored. If, as sometimes happens, a patient improves, they are taken off the LCP and given whatever treatments best suit their new needs. To ensure the LCP is used properly, it is important that staff receive the appropriate training and support."

Publié dans euthanasie

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